Site d'escalade de la
Grotte des Nains

 Ferrette - Altitude 606 mètres  Topo réalisé avec Philippe FREYBURGER
L'escalade dans le Haut-Rhin -   Serge Haffner -retour page d'accueil

La Grotte des nains est avant tout un lieu deLégende.
Ce site est relativement petit,avec des voies d'un niveau assez élevé, mais il a l'avantage d'être très près d'Altkirch et de Mulhouse . Il est le seul site du Jura a être sur le territoire alsacien.
Généralités : les rochers de la Grotte des Nains forment une falaise haute d'environ 25 mètres orientés au N.-E. et encaissée sur une dizaine de mètres dans une petite gorge. La situation et l'orientation des rochers sont telles qu'ils ne voient jamais le soleil. Le secteur "Tip Top" reste donc sec lors de petites pluies. Les voies situées dans ce secteur se déroulent sur un excellent rocher surplombant et joliment concrétionné. C'est une falaise d'été par excellence.
Accès : sur la route de Sondersorf, 450 mètres après le carrefour de Winkel, prendre à gauche le premier chemin après la caserne. Il mène à un parking. De là, en cinq minutes, par un sentier fléché "Grotte des Nains", on arrive aux rochers. 
Rocher : calcaire et de qualité moyenne à excellente. Falaise verticale à déversante.
Palette des voies : 15 voies et variantes allant de 6b à 8a. L'incontournable : Tip-Top
Équipement : toutes les voies sont équipées : Renvoi avec chaîne et mousqueton au sommet de chaque voie.
Saison conseillée. été ,automne .Parfois impraticable au printemps en raison de  résurgences.

ATTENTION: nous partageons en parfaite convivialité l'accès au site de  la grotte des nains , depuis plus de dix ans, avec les randonneurs pédestres. Il est très important que cela puisse encore  durer de nombreuses années. Pour cela, nous nous devons d'être discret, respectueux des lieux et des autres utilisateurs. Ne soyons pas envahissants. Ne laissons pas nos sacs et nos cordes traîner sur le sentier pendant que nous grimpons.
 



                   LISTE DES VOIES DE LA GAUCHE VERS LA DROITE

ATTENTION: Afin de permettre la survie de la pratique de l'escalade à la grotte des nains, conformément au souhait du conseil municipal de Bouxwiller,"les visiteurs"et "le chemin des visiteurs" (les voies de part et d'autre de la grotte des nains)ont été déséquipés en avril 2005. Désormais, il n'y a plus que quinze voies équipées

 * (l'étoile est destinée aux voies qui méritent le déplacement)
Nom de la voie
Cotation
1*
H pour homme
7a+
1'*(départ dans  1)
Préparation H
7a
2
Allégresse
7a+
voie déséquipée
Les visiteurs
( 5+ )
3
Le chemin des dames
7c+
3'
Luft Story
7c+
4*
Sanduhr
6b
5*
Sylphide
7a
6*
La gorge aux loups
7a+
7*
Chippendales
7a
8*
Stonehenge
7a+
9*
Fricassé d'agneau au basilic
7a+
10*
Bon baiser de Porrentruy
6b
10*(départ)
Tip (quitte bon baiser pour aller vers top)
6c+
11*(départ)
Hart
7c+
12(départ)
Bio
6c+
13(départ)
Simplet
6b+
11(sortie)*
Devoir de vacances
7c
11(départ + sortie)*
Hartäpfelsalad   (recette du Sungau)
8a
12*(sortie)
Top
7b
13(sortie)
Man
7c
13'*(sortie)
Man Power
7c+
 50m à droite

14*
Allocations dégressives
6c+/7a
15 (relais commun avec 14)
Taille fine
6b

Plan de la falaise réalisé avec Philippe FREYBURGER

"Tip-Top" (7b)

L’histoire de la révolte d’une poignée de passionnés d’escalade déterminés à sauvegarder un petit espace de liberté au fin fond de la campagne alsacienne.

L’histoire débute à la fin des années 80 , à la limite nord du massif du Jura, de part et d’autre de la frontière franco-suisse. D’un côté c’est le Jura bâlois , de l’autre le Sungau alsacien. A cette époque, l’escalade était en plein développement. Coté Suisse , tout ce passait bien et on équipait à tour de bras les quarante falaises du Jura bâlois. Coté français, nous n’avions que 2 falaises potentiellement équipables. Nous avons commencé par équiper la falaise de Wolschwiller. Cela se faisait à la bonne franquette, sans concertation et sans demande d’autorisation. Quelques riverains n’apprécièrent pas la présence d’ « étrangers » sur le banc communal et le maire du village , mis devant le fait accompli, découvrit la présence d’un site d’escalade sur sa commune. Les opposants aux grimpeurs s’organisèrent et, avec l’aide de quelques écologistes locaux bien au fait des textes de loi, trouvèrent le moyen de faire interdire l’escalade sur tout le banc communal. Ainsi, an début des années 90, les grimpeurs naïfs et mal organisés ne purent que prendre acte du fait qu’ils étaient définitivement indésirables à Wolschwiller.
Dix kilomètres plus à l’ouest, se trouve la falaise de la Grotte des Nains  (commune de Bouxwiller). Echaudé par notre échec, nous décidâmes de ne plus commettre les erreurs du passé, ainsi, François Rohn, le président du comité de la FFME 68 de l’époque fit une demande d’autorisation d’équiper le site en bonne et due forme le 15.06.94.
Le 20.07.94 , monsieur Burtschy, maire de Bouxwiller nous envoya l’extrait du procès-verbal des délibérations du conseil municipal nous autorisant à équiper et précisant le cadre  de notre pratique.
Durant dix ans, nous avons équipé 21 voies et grimpé en toute quiétude à la grotte des nains.

2004 L’histoire se renouvellera-t-elle ?

Le Club Vosgien est une association des randonneurs très ancienne et très connue dans la région. Bien que la moyenne d’âge des membres y soit particulièrement élevée , le Club Vosgien est un véritable lobby, une institution alsacienne dont une des vocation est le flèchage et l’entretient des nombreux sentiers de randonnée pédestre de la région.
Début mai 2004, nous tombons des nues. Nous apprenons que Mr Schiro , président de la section locale du Club Vosgien, celle de Ferrette, se plaint des grimpeurs dans un courrier daté du 22 avril et destiné au nouveau maire de Bouxwiller, Dominique Dirrig. Mr Schiro écrit : « Ma surprise fut grande car sur la falaise qui surplombe le plateau des Nains, ont été ouvertes plusieurs couloirs ou voies d’escalade, toute la falaise est tapissée de crochets et mousquetons servant à l’escalade alors qu’il existait déjà plusieurs voies juste autour de l’entrée de la grotte. » Il accuse également les grimpeurs d’évoluer sur une roche friable et de mettre en danger les promeneurs au pied des voies.
Début aout il alerte les médias locales par courrier. Ainsi on peut lire dans le journal « L’Alsace » et les « Dernières nouvelles d’Alsace » les 3 et 5aout :
La Gorge aux loups et la Grotte des nains, deux noms évocateurs de légendes, mais aussi et surtout un lieu, bien connu des randonneurs, et très apprécié des grimpeurs. Jusqu'à présent, les adeptes de la marche et ceux de l'escalade avaient réussi à cohabiter en bonne intelligence.
Jean-Louis Schiro : « Au mois de mai, je suis passé sur le sentier balisé qui passe au pied des falaises, et j'ai vu la roche tapissée de crochets et de mousquetons. J'ai été choqué, car cela dégrade le paysage, et des randonneurs m'en ont déjà fait la réflexion. »
Autre grief du président du Club vosgien de Ferrette, les grimpeurs pratiqueraient leur sport à la Grotte des nains « sans autorisation ». « Nous, dès qu'on veut tracer le moindre sentier, on doit demander une autorisation communale. Là, il semble qu'ils fassent ce qu'ils veulent, sans aucune consultation », s'indigne-t-il. Afin de clarifier la situation, la FFME suggère la signature d'une convention stipulant la décharge totale du maire en cas d'accident, et reportant toute la responsabilité sur la fédération. « Depuis une dizaine d'années, c'est une pratique courante . Nous avons déjà signé de très nombreuses conventions, et souscrit une assurance privée qui nous couvre. » Le maire de Bouxwiller, Dominique Dirrig, dit ne pas avoir pour l'instant de position arrêtée. « Je veux tout mettre à plat et écouter les arguments de chacun, avant de trouver la meilleure solution. » Il confie tout de même vouloir « laisser le site en priorité aux randonneurs ».
Le 7 septembre, le maire de Bouxwiller invite toutes les parties à se rencontrer à la mairie de la commune. Je m’y rend avec Isabelle Wack, la président du comité 68 de la FFME.
À chacun, donc, d'exprimer sa position. Celle du Club vosgien n'a pas bougé d'un iota : le site doit être réservé aux randonneurs ou aux grimpeurs, sans cohabitation possible. « Le 21 mai dernier, à l'unanimité, neuf membres du comité du Club Vosgien de Ferrette se sont déclarés contre l'escalade à la Grotte des nains, et pour l'enlèvement de la ferraille qui défigure les parois rocheuses », déclare Jean-Louis Schiro survolté par la présence d’un auditoire d’une bonne vingtaine de personnes. Pour ma part, je n’arrive pas les mains vides et déclare ne pas être insensible aux arguments de M. Schiro, et je suis disposé à faire des concessions importantes pour m'approcher de son point de vue. Je propose également de remplacer toutes les plaquettes dorées brillantes « Fixe »   par des broches scellées gris mats, quasiment invisibles.  J'accepte enfin de geler l'ouverture de nouvelles voies, et même de déséquiper toutes les voies dans le secteur du belvédères, soit les quatre dernières voies ouverte en 2003 .
 Malgré ces propositions, aucun signe de vacillement chez les marcheurs, et encore moins chez la présidente de l'association Paysage d'Alsace, Colette Marchal, également présidente du Mouvement des Ecologistes Indépendants du Haut-Rhin dont la position radicale est exposée puis envoyée le lendemain aux médias locales dans une lettre ouverte aux conseillers municipaux de Bouxwiller. « Les randonneurs sont infiniment plus nombreux que les quelques amateurs d'escalade, argumente Colette Marchal. L'escalade constitue une agression pour le site qui se dégrade depuis quelques années et n’est pas entretenu depuis dix ans et la sécurité des marcheurs n'est pas assurée. » Dans son empressement à dénigrer les grimpeurs, madame Marchal oubli qu’officiellement c’est le Club Vosgien qui a la charge de l’entretient des sentiers. Son analyse est réfutée par Joseph Muth, chef de service de l’ONF à Ferrette. : « L'escalade peut s'inscrire parfaitement dans le cadre d'une gestion durable de l'environnement », affirme-t-il. « Vous rendez-vous compte que vous défendez l'intérêt d'une minorité ? » lance madame Marchal sans scrupule.
En fin de réunion,  devant l’intransigeance des opposants aux grimpeurs, le maire propose que nous nous rencontrions ultérieurement, en comité restreint,  sur le site même.

Samedi ,le 6 novembre ,je me rend avec Isabelle Wack à la grotte des nains. Le maire est présent accompagné de quatre conseillés municipaux, quand à Mr Schiro, il est affublé de six gardes du corps membres du comité du Club Vosgien de Ferrette. Je comprend immédiatement que s’ils sont venus à sept c’est pour se sentir forts et se donner du courage.. Ils n’ont qu’une intention, c’est d’en découdre verbalement et ils ne s’en priveront pas. Entre obscurantisme et xénophobie s’est la surenchère du coté du Club Vosgien. Pour notre part, nous n’entrons pas dans leur jeux. Après leur départ, nous prenons le temps d’expliquer aux personnes présentes tous les travaux d’aménagement que les grimpeurs ont déjà effectués suite aux engagements pris oralement en septembre et confirmés par courrier ensuite. « Nous avons fait deux types de travaux. D'une part, nous avons déséquipé les quatre voies d'escalade sous et à droite du belvédère (là où se trouve le garde-corps sur la falaise) et nous avons déplacé les voies d'escalade proches de la grotte elle-même, une de chaque côté ».
 Il reste désormais 17 voies d'escalade sur le site. « Et nous avons enlevé les "points d'assurance" dorés pour les remplacer par des broches de couleur gris mat, invisibles. D'autre part, nous avons nettoyé et aménagé tout le sentier d'accès ».
 Je souligne que depuis 1994, date à laquelle j’ai commencé à grimper à la Grotte. J'ai toujours rencontré des gens très conviviaux et il n'y a jamais eu la moindre friction avec les marcheurs . Je souhaite que l'escalade puisse se poursuivre, la FFME étant prête à signer une convention avec Bouxwiller, la dégageant de toute responsabilité en cas de problème.  Cette convention ne nous accordera pas de droit particulier sur le site . Et il faut aussi savoir qu'un nombre restreint de grimpeurs y ont accès car il s'agit de voies d’un niveau assez élevé puisqu’ essentiellement situé dans le 6ème et 7ème degré. La quiétude restera donc préservée ».
 « Aucune décision n'a été prise sur place, insiste le maire de Bouxwiller, Dominique Dirrig. Je voulais avant tout que les conseillers municipaux puissent délibérer en toute connaissance de cause. » Il n'a pas souhaité donner son sentiment personnel sur la question avant la tenue de la séance du conseil, s'étonnant cependant de la virulence du Club vosgien. Il a précisé que si le conseil municipal acceptait le maintien des activités d'escalade, une convention en stipulerait les conditions d'exercice.
A l'issue de cette rencontre de samedi , Jean-Louis Schiro a répété dans un communiqué de presse, l'opposition du club à la poursuite des activités d'escalade à la Grotte des nains. « Forte de 245 membres, la section fondée en 1882 pour promouvoir le tourisme pédestre dans le Jura alsacien, revendique la sauvegarde du patrimoine touristique et légendaire qu'est la Grotte des nains pour le Sundgau, et déplore l'invasion du site par des grimpeurs venant de la vallée de Thann-Masevaux, d'Ostheim, de Suisse et d'Allemagne. Et elle regrette que personne, ni maire, ni aucun homme politique ne s'est jamais jusqu'ici demandé qui nettoyait et entretenait le passage et les voies d'accès à la Grotte des nains depuis si longtemps. Il suffit que quelques envahisseurs viennent pour pratiquer leur sport favori sur ce site qu'on les accueille à bras ouverts et que les réunions se multiplient ». Il conclut dans le communiqué du Club vosgien que celui-ci « respectera la décision que prendra le conseil et décidera des suites à donner après la délibération ».
Samedi le 12.11.2004
Réunion du conseil municipal de Bouxwiller

 Le maire de Bouxwiller a  rappelé que la municipalité précédente avait autorisé l'escalade le 8 juillet 1994 ; que le directeur de la Direction départementale de la jeunesse et des sports avait souligné l'intérêt sportif de la falaise de Bouxwiller, équipée grâce aux aides financières de la DDJS et du Conseil général, bref que le site était considéré d'intérêt départemental et que la pratique de l'escalade à la grotte des nains était reconnue au niveau régional  ; enfin, que la FFME (fédération française montagne et escalade) adhérait à une charte de l'environnement.
 D. Dirrig a encore évoqué la lettre ouverte de Mme Marchal, présidente de l'association « Paysages d'Alsace » et habitante de Bouxwiller, également opposée à la pratique de l'escalade pour des raisons de protection du site. « Le 7 septembre dernier, j'avais réuni tout le monde à la mairie en espérant qu'il serait possible de trouver un terrain d'entente mais ce ne fut pas le cas », a commenté le maire.
 Entre-temps, la FFME a réagi à la lettre ouverte de Mme Marchal en pointant de « nombreuses contre-vérités ». La fédération a expliqué « qu'elle était prête à aider le Club vosgien pour l'entretien des chemin ; que les voies d'escalade se trouvaient dans des zones de la falaise de bonne qualité et que les équipements étaient parfaitement adéquats ».
 Cette affaire dépassant manifestement le cadre local, la municipalité de Bouxwiller a eu la surprise de recevoir deux lettres défendant l'escalade : l'une, provient de Jacques Muller, maire écologiste (partie des verts) de Wattwiller, « promeneur et grimpeur » qui explique entre autres « C’est avec étonnement et tristesse que j’ai pris connaissance de la mauvaise polémique qui a éclaté au sujet de la fréquentation de la Grotte des Nains, dont je suis un connaisseur fidèle, en tant que promeneur d’abord, mais aussi en tant que grimpeur. Pratiquant ces deux activités avec le même plaisir, celui d’être dans la nature, et en communion avec l’environnement (l’escalade n’est pas un combat contre une paroi, mais une autre forme de connivence avec le milieu, le rocher vertical en l’occurrence, dont le grimpeur va s’efforcer de décripter les subtilités, la complexité et les richesses des micro-prises, pour créer les mouvements adaptés afin de progresser), je ne pouvais rester insensible à ce qui a été écrit dans les journaux et qui m’a vraiment choqué.
Il y a manifestement de la part de M. Schiro et de Mme Marchal l’étalage d’un certain nombre de contrevérités, liées à une méconnaissance manifeste de la pratique de l’escalade :.
 Depuis que je fréquente ce site, « la cohabitation » entre grimpeurs et marcheurs s’est toujours faite de la meilleure façon, dans le respect des personnes. Je peux en témoigner : les marcheurs sont ravis de discuter avec les grimpeurs, de découvrir une pratique en général méconnue du grand public, de partager un vécu différent dans un milieu naturel unanimement apprécié pour son calme et sa beauté. »
 L'autre lettre émane... du Club vosgien de Masevaux  ! Qui explique qu'il fait la promotion de la marche mais aussi le ski et l'escalade en montagne  ! « Nous avons créé une section escalade il y a 13 ans et cela nous a permis de rallier beaucoup de jeunes, l'escalade provoque une saine émulation entre eux, leur fait découvrir le plaisir de l'effort et un lien différent avec la nature ». Bref, pour le Club vosgien de Masevaux, l'escalade c'est tout bon.
 Enfin, l'ONF a expliqué pour sa part qu'elle ne voyait aucun inconvénient à l'escalade.
 « J'ai beaucoup écouté les uns et les autres et je n'ai pas vraiment senti d'opposition à l'escalade à la grotte des nains. Samedi passé, j'ai invité tout le monde sur place car je pensais que le dialogue était encore possible mais le Club vosgien est resté ferme sur ses positions. Si au départ, je pensais qu'il fallait fermer le site aux grimpeurs, j'ai changé de position au fil du temps car je ne vois pas de dénaturation des lieux et la position intransigeante du Club vosgien me laisse perplexe. Je propose donc la signature d'une convention de trois ans avec la FFME de mise à disposition des lieux. La convention délimitera la zone concernée, les voies, mentionnera un code de bonne conduite, les responsabilités et la possibilité de résiliation . », a proposé le maire au terme de son argumentaire.
 Le moins qu'on puisse dire, - et sans concertation préalable comme l'a souligné D. Dirrig à plusieurs reprises- c'est que tous les conseillers initialement plutôt réticents à l'escalade ont changé d'avis en découvrant ce que c'est. « Ils sont deux par cordée et doivent être très concentrés sur ce qu'ils font, le premier renseignant le second ; il n'est pas question de brailler ou de chanter à tue-tête pendant l'escalade », a souligné un conseiller. « Chacun a le droit de pratiquer son loisir, je n'aimerai pas non plus qu'on m'interdise le ski dans les Vosges ; de plus, les pitons sont vraiment très discrets », a témoigné un autre. « Il ne faut pas oublier qu'à Ferrette, il y a un club d'escalade, un jour ils seront peut-être heureux de grimper à la grotte des nains. Et c'est aussi un spectacle pour les promeneurs  ! », a renchéri un troisième.
Finalement, C'est un oui unanime à l'escalade à la Grotte des nains qu'a prononcé vendredi soir le conseil municipal de Bouxwiller, estimant que le Club vosgien, section de Ferrette, faisait fausse route dans cette affaire . Selon les élus, cela n'empêchera pas le site de garder sa quiétude et son aura mystérieuse.
 « On ne peut pas éternellement tout interdire dans le Sundgau et prôner d'un autre côté le tourisme vert. Je vous remercie de votre esprit d'ouverture », a souligné le maire (et conseiller général du canton) en clôturant la séance.

Epilogue?
Informations tirées du journal "l'Alsace"

On pensait l'affaire terminée mais dès le 14 novembre monsieur Schiro ameute les journaux locaux . Il exprime sont mécontentement et promet de ne pas en rester là.
La confirmation arrive le 21 novembre. En effet le comité du club vosgien de Ferrette s'est réuni. Mécontent, il envisage de supprimer le balisage du sentier pédestre ( en représailles à la décision du conseil municipale de Bouxwiller).
Le 27 novembre, Philippe Boulard, un membre du club vosgien d'Altkirch fait part de sa consternation face à la prise de position radicale du Club vosgien de Ferrette.
Casimir Was  publié une satire en patois alsacien ou la position prise par le club vosgien de Ferrette est tournée en dérision. Son histoire se termine ainsi: "Il semble donc que le Club Vosgien veuille à présent débaliser l'accès à la grotte des nains. Iront-ils jusqu'à faire un itinéraire Bis afin d'éviter ce lieu désormais maudit" . Et de conclure en alsacien: "Eis isch sicher, sie kenne niemerem verbiete dert durre z'laufe un wurum nit, mit de Kràbser e weni vu d'r güeti alti Zitt verzelle"(Une chose est certaine, ils ne pourrons interdire à personne de passer par là, et pourquoi ne taillerions nous pas une bavette avec les grimpeurs en évoquant le bon vieux temps ).
 Réuni le 4 décembre, le conseil d'administration de la Fédération des Clubs vosgiens du Haut-Rhin, a voté une motion de soutien à la section de Ferrette, pour « son action en faveur de la randonnée ». « Cette motion visait aussi à inciter le Club vosgien de Ferrette à maintenir le balisage des sentiers », précise Jean Klinkert, premier vice-président de la fédération. Ce dernier s'est vu confier par ailleurs une « mission de pacification » visant à renouer le dialogue, et qui devrait mener également à la mise en place de panneaux d'information relatifs aux différentes pratiques autorisées sur le site. « Il n'est pas question pour l'instant de débaliser, affirme Jean Klinkert. J'ai été chargé de réunir un comité "d'experts", qui devra quantifier et qualifier les risques objectifs liés à la pratique simultanée de différents sports sur le site. »( ce pseudo comité "d'experts" ne se réunira évidemment jamais puisque la FFME est délégataire de l'activité, donc qualifiée en la matière) Autre tentative de médiation, celle de Pierre Brand (Maire de Ferrette), qui avait invité récemment à la mairie de Ferrette les différents acteurs de « l'affaire »(c'est à dire, exclusivement des membre du club vosgien de Ferrette, les grimpeurs n'étant pas invités). Suggérant la recherche d'autres sites d'escalade dans le Jura alsacien, le maire de Ferrette a même évoqué la possibilité d'installer « quelques voies d'entraînement » sur le ban de sa commune (monsieur Brand ignore  malheureusement qu'il n'y a pas d'autre site potentiel dans le Sungau). Une bonne volonté qui n'a pas convaincu le maire de Bouxwiller Dominique Dirrig. « En tout cas, le conseil municipal de Bouxwiller ne reviendra pas sur sa décision. Pour moi c'est une affaire classée, et ce n'est pas la peine de faire encore des réunions. » La convention entre la FFME (Fédération française de montagne et d'escalade) et la commune de Bouxwiller sera signée au printemps. D'ici là, on peut espérer que la toute nouvelle « commission locale des espaces, sites et itinéraires relatifs que sports de nature »  aura permis d'apaiser le climat et de rétablir une entente cordiale entre marcheurs et grimpeurs ( on a plus entendu parler de cette commission depuis).
Le 17 mars 2005 parait le compte rendu de l'assemblé générale du Club Vosgien de Ferrette. Le bilan est impressionnant et les mérites nombreux, mais un bilan moral de Mr Schiro n'est pas complet s'il ne lui est pas donné l'occasion de dénigrer ce qu'on peut qualifier d'externe au club. Ainsi quelques élus locaux, circuits équestres de Sungau 2000, circuits VTT de 1985, ou encore pistes de ski de fond du Glasterberg ont eu droit à quelques piques. Monsieur Schiro n'a pas oublié les grimpeurs niant toutes les démarches déjà effectuées par la FFME. Et d'affirmer:"Il n'y a eu aucun respect de la légalité,ni de prise en compte du site naturel..." Ce sera sera sans doute l'un des sujets abordés lors de l' assemblé générale du comité départemental qui se tiendra à Ferrette le 9 avril ou le 24 avril pour le district 6.

Assemblé générale des Club Vosgiens du Haut-Rhin du 9 avril .
(Les clubs vosgiens ont trouvé un nouveau bouc émissaire: LES ÉOLIENNES)

"L'Alsace est un grand jardin qu'il faut préserver ». En substance, les éoliennes défigureront les paysages. Voilà la position des élus des Clubs Vosgiens.
Autre sujet de préoccupation du Club Vosgien : les sentiers. Jean-Louis Schiro  regrette que son groupe se trouve de plus en plus confronté à la fermeture de sentiers et cheminements pédestres « dévastés par les engins de débardage, les cavaliers, les motos, 4x4, et VTT ». Ces derniers, précise-t-il sans sourciller « ne causent pas trop de dégâts mais ne respecte pas le code forestier. Il y a de la place pour tout le monde mais en se respectant les uns les autres et le code forestier »(sic!)
. Enfin pour les points statutaires, signalons que Jean Klinkert président de la section de Colmar a été reconduit dans ses fonctions de président de l'association et que Jean-Louis Schiro, section de Ferrette a été promu 2e vice-président .
Tout auréolés de cette 2ème vice-présidence et tout affairés à casser de l'éolienne les Don Quichotte du Club Vosgien de Ferrette en ont oublié les grimpeurs.

Il en a été de même à l'assemblé du 24 avril où " l'amnésie" grimpistique a semblé se pérenniser.

Pourvu que ça dure...


Serge